Les plus grands travaux du Jardin ont démarré

Un mois après le lancement des travaux, le 4 septembre 2017, revivez le début de la plus grande transformation que connaît le Jardin d’Acclimatation depuis sa création en 1860. Le parc est entré dans la première phase du chantier, de préparation des installations et des premières déconstructions.

 

Dans la nuit du 3 au 4 septembre, dès 2h00 du matin, les premières palissades de chantier, les bungalows et les barrières de sécurité ont été installées au Jardin d’Acclimatation. Le long du boulevard Maurice Barrès, un kilomètre de canisses a été posé afin de recouvrir la grille qui délimite la lisière du parc et de préserver les riverains de l’effervescence des travaux. A l’intérieur du Jardin, l’entreprise Donato a positionné 800 mètres de barrières héras, délimitant la zone nord, où seront réalisés les nouveaux aménagements. Sur chaque barrière, un message et notre promesse : nous gardons tout ce que vous aimez, nous inventons tout ce que vous aimerez !

 

Plusieurs grandes étapes ont été franchies dès cette phase d’amorce :  préparation et balisage des zones de chantier, transfert des animaux, protection des éléments paysagers et démontage des attractions, tout cela dans le respect de la tranquillité des riverains et des règles de sureté pour le personnel de terrain.

 

1) La préparation du chantier pour assurer le confort et la sécurité des ouvriers

 

La sécurité et le confort des équipes de chantier sont notre priorité. Plusieurs opérations de consignation des réseaux ont été menées pour assurer la sureté des ouvriers. Une tranchée de 80 mètres a été creusée et plus de 50 fouilles ont été réalisées pour maintenir hors tension les lignes des réseaux EDF et GRDF dans les zones en chantier. Afin de préparer l’installation de la base vie, équipée de sanitaires et de vestiaires, les travaux de terrassements ont débuté devant la Grande Volière. Les parterres de fleurs ont été déplacés, 60m3 de terre ont été stockés in situ et les deux amphores qui l’entouraient ont été rapprochés de la statue du naturaliste Louis Daubenton, premier directeur du nouveau Muséum National d’Histoire Naturelle en 1790.

2) La protection des éléments paysagers pour préserver la beauté du site  

 

La préservation du site est essentielle. L’entreprise d’aménagement paysager « ID Verde » a ainsi protégé plus de 80 arbres dans le parc pour éviter que leurs écorces ne soient abîmées par les véhicules de chantier. L’ensemble des arbres déplantés, le temps de la transformation, sera replanté ensuite et la centaine de nouveaux arbres sera harmonieusement intégrée au nouveau dessin paysager du parc.

3) Le démontage des attractions pour préparer les zones d’accueil des nouvelles installations

 

Du côté du Village des Manèges, la totalité des attractions a été démontée par une soixantaine d’ouvriers aidés par les opérateurs du Jardin qui ont mis leur connaissance et leur savoir-faire à contribution. Pièce par pièce, ils ont enlevé précautionneusement les avions, décroché les grenouilles, remisé les auto-tamponneuses et les chevaux du Derby, ils ont dévissé les décors et déboulonné les structures métalliques. Pour chaque attraction, une série de gestes bien rodés a été répétée, afin de préserver les sujets, les axes d’articulation et la mécanique.

Les 30 chevaux, les moutons, les toupies et les carrosses du Grand Carrousel 1900 ont été soigneusement ôtés de l’axe central du manège. Hissées sur des nacelles, les équipes ont enlevé les frontons extérieurs puis les décors intérieurs, laissant apparaître la structure du carrousel, sur laquelle repose le moteur de l’attraction. Du plafond au plancher, l’ensemble des éléments a été désassemblé. Un camion-grue est intervenu pour retirer le mat fixé sur ses quatre pieds.

Les mêmes procédés ont été mis en œuvre pour poursuivre le démontage des attractions mécaniques, tout au long des deux premières semaines de travaux. Les six grandes grenouilles vertes, nacelles qui font la joie des enfants, ont été démontées, retirées de l’axe central de l’attraction puis rangés sur des palettes de bois. Les bras métalliques des amphibiens ont été désossés avant que le plancher et son armature ne soient retirés. Ce manège, en pièces détachées, a ensuite été déplacé pour être installé au Village provisoire des Manèges, aux côtés de huit autres attractions. La même méthode a été suivie pour les « Sauterelles » : enlèvement de l’ensemble des nacelles, désarticulation des bras de l’axe central, débranchage de la tuyauterie qui assure la propulsion de l’air et soulèvement des structures restantes grâce à une grue. Le manège des « Sauterelles » rangé durant l’hiver, sera de retour dans le Nouveau Jardin, dès le 1er mai 2018.

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